vendredi 11 juin 2010

Vendredi - Fin des compositions

Mes voisins, qui n'ont pas dormi cette nuit sur la terrasse encore humide, sont montés pour installer un dispositif appelé "keupeuteul" (en wolof), pour ajouter du pigeon à leur menu. Un peu plus tard, ils étaient 4 pour mettre un peu de riz sous la calebasse. Puis le gros tas de riz y a été déplacé. Mais les pigeons se font plus rares...

Détente après l'effort.

Après la prière, nous déplaçons la télé dans la salle de TP informatiques, et la Coupe commence.

L'installation de l'antenne n'est pas parfaite, et l'abonnement du décodeur a expiré. Mais on voit quand même.
Après la mi-temps, Moussa trouve l'origine du problème : sur la nourrice, certaines prises de courant ont un mauvais contact, et l'amplificateur d'antenne n'était pas alimenté ! Maintenant, l'image est bonne, et on a même plusieurs chaînes.
La chasse n'a pas été bonne. La calebasse est tombée, sans pigeon dessous. Les pigeons peuvent revenir picorer tranquillement. D'ailleurs, ils préféraient les miettes éparpillées sur la terrasse au gros tas de riz à l'ombre de la calebasse.

jeudi 10 juin 2010

Jeudi - Pluie

9 heures : il fait presque nuit. La pluie tombe dru.
Les élèves travaillent sur leurs compositions.
Visite de l'expert travaillant pour l'Agence Française de Développement. Sa principale objection à nos demandes de financement est que nous n'avons pas 3 ans d'ancienneté.

Midi : 27°C (selon Google), je grelotte.
12:45 : 22°C  (je l'avais senti, avant que Google ne soit mis à jour), et 21°C à Thouars. Cela se vaut. Je m'étais habillé en bleu ce matin ; je vais me remettre en beige, avec chemise + veste.
16:30 : 23°C à Bamako comme à Cholet, le soleil est revenu. Mais plus que 15°C à Thouars.

mercredi 9 juin 2010

Mercredi - Compositions, suite

Ici, une 10ème Lettres

Mardi : compositions - suite

J'ai terminé ce matin mon deuxième litre de miel, et j'ai entamé celui de miel non brulé. Il est un peu plus clair, et encore meilleur. Cela compense la tristesse des tartines sans confiture, car j'ai fini mon dernier pot avec mon petit Yoplait hier soir. J'ai remplacé par une purée de mangue pour éviter le pain sec, mais ce n'est pas probant. Je me suis aussi préparé un jus de zaban, pour boire l'après-midi.
Compositions : ici, la 10ème Sciences
Les maintenanciers du soir s'étaient plaints hier de ne pas avoir été prévenus de la composition. Nous avons accepté le report à aujourd'hui. Mais hier, ils étaient 6 ; aujourd'hui, il n'en reste que 4 sur 9,  dont un qui a été absent pendant un mois, et que je n'avais pas encore vu. Donc, étant prévenus, 3 ont déclaré forfait.
Au cours de la sortie du soir, j'ai acheté un pot de fraises du Maroc, la seule confiture africaine existant dans les alimentations de Lafiabogou ou Hamdallaye (résultat d'une longue et méticuleuse enquête), puis un (gros) poulet pour deux avec des frites pour manger à notre retour au Lycée.

mardi 8 juin 2010

Lundi : compositions

8 heures : les élèves sont de retour, et vont commencer les compositions, après le lever des couleurs. (Je précise : Le but n'est pas de distribuer les bonnets d'âne, mais je n'ai pas encore pu placer cette photo).
Le problème, c'est que pour écrire, il faut avoir un stylo. Et environ le 1/3 des élèves a "oublié" son Bic ! On cherche, on distribue le reste du stock, mais cela  ne suffit pas. Ablo part en acheter un lot, en urgence. Distribution des sujets, quelques explications, et c'est parti, pour 2 ou 3 heures. La classe de maintenance du matin a aussi une épreuve. Je les surveille.
Pour m'occuper pendant ce temps, j'entreprends de nettoyer mon PC. L'un d'eux me demande "comment s'appelle ce que vous utilisez ? " Je réponds un blaireau, et j'écris le mot au tableau. Je me suis fait piéger. En lisant les copies, je trouve sur 2 copies, dans la liste des matériels de dépoussiérage le blaireau, correctement écrit, et cité en 3° position. Cela ne figurait pas dans le cours... Mais comme je n'ai pas de pinceau... On comptera cette réponse comme bonne.
Mais le résultat global est affligeant. Il y a des phrases que j'ai du mal à comprendre. Il faut dire que le français n'est que leur seconde langue, et qu'entre eux, ils parlent en Bambara. Je jette un coup d'oeil aux copies de français de la 10° lettres, c'est aussi ardu. Et je m'abstiens de tout commentaire sur l'orthographe...
Ecole à Hamdallaye. Sur les murs, des panneaux, pour l'initiation au code de la route.

(3) Le vieux Ségou (Segoukoro)

C'est le village où se trouvent le palais et le tombeau de Biton Coulibaly, de son vrai nom Mamary Coulibaly, né vers 1689,  roi du Royaume bambara de Ségou de 1712 à sa mort en 1755.

On y admire aussi plusieurs mosquées, l'une traditionnelle, au centre du village, en banco, et dont l'enduit doit être rénové tous les ans,

L'autre, au bord du fleuve Niger, avec des oeufs d'autruche sur les pointes situées aux sommets des tours, souvenirs d'une époque où ces oiseaux existaient dans cette région.
A voir aussi, l'école coranique, avec ses tablettes qu'on efface dès que le texte a été correctement appris, afin de passer à la suite.

Et pour finir, un témoin de l'action d'AGIRabcd, qui soutient le projet Karité de l'association des femmes de Segoukoro.

Ici, la taxe sur les touristes a financé un hôpital (près de l'entrée du village).

(2) Kalabougou, village de potiers

Entre le port et le village : nous passons sous l'arbre à palabres.
Près de l'entrée du village, et bien visibles depuis le ciel (Google Maps), les fours.
Ce sont des aires circulaires où l'on dispose les poteries à cuire, avec des cales si nécessaire, que l'on recouvre de fagots de bois, puis de paille pour obliger le feu à couver.
Au premier plan, des tas de raisins, utilisés pour colorer les poteries.

La  fabrication commence par le pétrissage de l'argile, avec la houe et les pieds. L'eau est acheminée avec des fûts depuis le Niger.

Puis la poterie est façonnée à la main, sans tour ; séchée, puis vernissée en l'enduisant par frottement avec des graines de baobab.

Après cuisson, les poteries sont convoyées jusqu'au port, pour rejoindre le marché de Ségou, sur une pirogue.
Dans ce village, il y a aussi un moulin à mil mu par un moteur diesel ; ici, les femmes ne passent plus leur temps à piler le mil dans un mortier. Elles mettent leur calebasse de mil dans la file d'attente, puis récupèrent celle-ci remplie de farine.
On voit ainsi l'utilité de la taxe sur les touristes : cela permet de financer des équipements utiles à la communauté du vilage (école, moulin à mil, etc...). La perception de cette taxe est d'ailleurs assez souple, avec dégressivité pour les groupes.

Il y a aussi un marché, avec des fruits et du poisson. Les poissons sont tout petits. Dans le Niger, on les voit sauter pour s'échapper du filet où ils seraient pris.